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	<title>conscience du danger | Joel Wolfs</title>
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	<description> Avocat au Barreau de Tarascon</description>
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	<title>conscience du danger | Joel Wolfs</title>
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		<title>Conscience du danger et météo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joel Wolfs]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Jan 2019 17:39:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[faute inexcusable]]></category>
		<category><![CDATA[absence de moyens de prévention]]></category>
		<category><![CDATA[accident du travail]]></category>
		<category><![CDATA[conscience du danger]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis les arrêts de principe rendus par la Cour de Cassation en Février 2002, il est acquis : qu&#8217;en vertu<a href="http://joelwolfs-avocat.fr/conscience-du-danger-et-meteo/">...</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p></p>



<p>Depuis les arrêts de principe rendus par la Cour de Cassation en Février 2002, il est acquis :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>qu&#8217;en vertu du contrat de travail le liant à son salarié, l&#8217;employeur est tenu envers celui-ci d&#8217;une obligation de sécurité de résultat, notamment en ce qui concerne les accidents du travail, et que le manquement à cette obligation a le caractère d&#8217;une faute inexcusable, au sens de l&#8217;article L. 452-1 du code de la sécurité sociale, lorsque l&#8217;employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel était exposé le salarié et qu&#8217;il n&#8217;a pas pris les mesures nécessaires pour l&#8217;en préserver</p></blockquote>



<p><strong>L&#8217;existence de la faute inexcusable de l&#8217;employeur a donc vocation à être consacrée dès lors que sont démontrés l&#8217;absence de moyen de prévention et la conscience du danger que pouvait avoir l&#8217;employeur. </strong></p>



<p>Il a ainsi pu être jugé que :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>&#8220;dès lors qu&#8217;un employeur ne pouvait avoir conscience du danger auquel était exposé son salarié du fait de l&#8217;usage d&#8217;un matériel ne présentant aucune anomalie en relation avec l&#8217;accident, aucune faute inexcusable ne pouvait etre retenue à l&#8217;encontre de cet employeur&#8221; (cass. soc. 31.10.2002 N° 01-20455 Bull. civ. V, N°335)</p></blockquote>



<p>Classiquement, il n&#8217;appartient pas à la victime de prouver que l&#8217;employeur avait effectivement conscience du danger, mais simplement qu&#8217;il aurait du en avoir conscience.</p>



<p><strong>On parle donc d&#8217;appréciation &#8220;In abstracto&#8221; de la conscience du danger. (voir à ce sujet Cass. 2e civ., 14 sept. 2004, no 03-30089);</strong></p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Les limites de l&#8217;appréciation abstraite de la conscience du danger par l&#8217;employeur :</strong></h5>



<p>En l&#8217;état de cette appréciation, il a été imaginé qu&#8217;un bulletin météo annonçant un épisode pluie et de neige puisse être utilisée pour démontrer que l&#8217;employeur <strong>pouvait </strong>avoir conscience du danger auquel il exposait son salarié qui avait chuté sur le parking de l’entreprise qui l&#8217;employait, à raison d&#8217;une plaque de verglas.</p>



<p>Ce raisonnement n&#8217;est pas retenu par la Cour d&#8217;Appel de Colmar dans un arrêt du 22 septembre 2016.</p>



<p>Frappé de pourvoi, cet arrêt est confirmé par la Cour de Cassation, qui considère :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Mais attendu que l&#8217;arrêt relève qu&#8217;à l&#8217;appui de sa prétention Mme Y&#8230; se prévaut d&#8217;un bulletin de vigilance météorologique diffusé le mercredi 5 janvier 2011 à 23h15, valable jusqu&#8217;au jeudi 6 janvier 2011 à 16h00, faisant état d&#8217;une alerte neige verglas &#8211; orange sur les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin suivant laquelle « un épisode de pluies verglaçantes affectera l&#8217;Alsace entre la fin de nuit de mercredi à jeudi et le début de matinée de jeudi » et recommandant en particulier d&#8217;être très prudent et vigilant en cas de déplacement ; que cependant l&#8217;existence de cette alerte météorologique ne peut en elle-même suffire à rapporter la preuve de ce que l&#8217;employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel étaient exposés ses salariés en se garant sur le parking de l&#8217;entreprise le 6 janvier 2011 pour prendre leur poste comme Mme Y&#8230; à 8h00, alors que l&#8217;alerte avait été diffusée dans la nuit, qu&#8217;elle ne commandait pas de vigilance absolue, uniquement des consignes de prudence s&#8217;imposant à chacun en cas de déplacement ;</p><p><strong>Que de ces énonciations et constatations procédant de son appréciation souveraine des éléments de fait et de preuve soumis aux débats, la cour d&#8217;appel a pu déduire que n&#8217;était pas rapportée, à l&#8217;encontre de l&#8217;employeur, la preuve de la conscience d&#8217;un danger concourant à la caractérisation de la faute inexcusable alléguée (Cass ; civ. 2° 25 Janvier 2018  &#8211; N° de pourvoi: 16-26384)</strong></p></blockquote>



<p>On touche ici aux limites de l&#8217;appréciation In abstracto de la conscience du danger.</p>



<p><strong>Bien que la jurisprudence continue à apprécier de manière abstraire la conscience du danger, on peut se féliciter qu&#8217;elle écarte un bulletin météo qui n&#8217;avait à priori pas de lien direct avec l&#8217;activité du salarié.</strong></p>



<p>On peut imaginer à l&#8217;inverse qu&#8217;un épisode de grand vent aurait pu être utilement revendiqué par un grutier, à ce titre directement exposé à ce risque particulier.</p>The post <a href="http://joelwolfs-avocat.fr/conscience-du-danger-et-meteo/">Conscience du danger et météo</a> first appeared on <a href="http://joelwolfs-avocat.fr">Joel Wolfs </a>.]]></content:encoded>
					
		
		
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